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Brésil

Retour d’une future maman

Enceinte alors qu’elle est encore mineure, Ana est retournée au Brésil pour accoucher et reprendre sa scolarité. Avec l’aide de sa famille et le soutien à la réintégration pour les personnes vulnérables, sa vie est de nouveau sur les rails.

Besoin de soutien pour sa grossesse

Ana est arrivée en Belgique à l’âge de 4 ans avec sa maman. A 14 ans, Ana est tombée enceinte et a décidé de garder le bébé. Au vu de la situation familiale ainsi que le manque de travail stable du côté de la maman, il a été décidé conjointement avec sa maman qu’Ana retournerait au Brésil vivre avec son père et sa grand-mère qui pourraient l’aider à s’occuper de son enfant. Malgré cette décision difficile – elle a effectivement grandi en Belgique –, Ana a accepté avec beaucoup de maturité.

Début 2018, Ana et sa maman se sont présentées chez Solidarité Socialiste, partenaire de l’OIM à Bruxelles, pour faire une demande de retour volontaire. Lors de la rencontre avec la conseillère au retour et à la réintégration de l’OIM, il était clair que les préoccupations d’Ana se portaient principalement sur le suivi de sa grossesse, l’accouchement, ainsi que les besoins de base du bébé à la naissance. Vu qu’Ana était en Belgique depuis 10 ans, la question de l’apprentissage du portugais a aussi été soulevée, Ana parlant le portugais, mais ne sachant pas bien l’écrire. 

Le retour d’Ana a été organisé au plus vite pour qu’elle puisse encore voyager et accoucher au Brésil. Vu son âge et sa situation, Ana a été escortée par une conseillère de l’OIM. 

Dépenses pour l’accouchement

À son retour au pays, la famille d’Ana était présente pour l’accueillir à l’aéroport. Quelques jours après son retour, le papa d’Ana a contacté le bureau de l’OIM à Brasilia concernant le soutien à la réintégration. Vu que les besoins principaux d’Ana étaient assez clairs, les dépenses ont pu être faites rapidement : l’assistance a été utilisée pour couvrir les frais médicaux du suivi de la grossesse et de l’accouchement. Une chaise pour bébé et une poussette ont également pu être achetées. Par la suite, il s’est avéré qu’Ana avait besoin de soins dentaires, et le reste de l’assistance a également pu être utilisé pour couvrir une partie des frais.

Ana est très reconnaissante d’avoir pu bénéficier de cette assistance. Elle a pu accoucher dans une clinique privée, et non dans un hôpital, ce qui a permis de passer par les différentes étapes avec plus de facilité et un esprit plus léger.

« Terminer mes études secondaires »

Un an après son retour, bien qu’elle soit mère célibataire, Ana va bien, et sa fille également, et sa réintégration peut être qualifiée de réussie. Elle reçoit beaucoup de soutien de sa famille et de ses amis pour élever sa fille, et elle a pu reprendre ses études récemment. Ana et sa fille sont également inscrites dans le système de santé publique au cas où elles en auraient besoin.

Ana : « Je tiens beaucoup à terminer mes études secondaires et à aller à l’université. Grâce à ma famille, j’ai le soutien financier et affectif nécessaire pour pouvoir poursuivre cette tâche et alléger le poids d’être une si jeune mère. »

 

Source : OIM
Ana étant toujours mineure, son témoignage a été recueilli avec l’accord de sa famille.