Ukraine

Retrouver leur famille

Andrej et Mira sont venus en Belgique sans leurs enfants. Après quatre années d’instabilité, ils sont retournés auprès d’eux en Ukraine.

En Belgique sans leurs enfants

Andrej est arrivé en 2011 en Belgique avec sa femme Mira pour trouver du travail. Leurs cinq enfants étaient restés en Ukraine, l’aîné étant suffisamment grand pour s’occuper de ses frères et sœurs. Après un séjour de 4 ans en Belgique, ils ont décidé de retourner auprès de leurs enfants en Ukraine. En Belgique, les opportunités de travail en tant que sans-papiers sont très limitées.

Andrej et Mira n’ont jamais demandé l’asile en Belgique. Ils n’avaient donc en théorie pas accès au soutien à la réintégration. Fedasil avait cependant décidé de leur accorder exceptionnellement un soutien, étant donné la situation vulnérable de la famille dans leur pays d’origine.

Rénover et meubler la maison familiale

Andrej et Mira sont retournés en Ukraine fin 2015 et ont été soutenus par Caritas Ukraine après leur retour. Quelques semaines plus tard, Caritas Ukraine, Caritas International Belgique et Fedasil leur ont rendu visite. Les conditions de vie de la famille semblaient ne pas être évidentes : leur maison était en mauvais état et trop petite pour que sept personnes y vivent tous les jours.

Le soutien à la réintégration a été utilisé pour rénover le toit et pour isoler les murs du côté extérieur, particulièrement nécessaire vu les vents forts en Ukraine. Andrej était occupé à ces travaux au moment de la visite. Une partie du budget a également été utilisée pour acheter quelques meubles : un lit, un canapé et une armoire. La famille dort dans une petite chambre d’environ 10m².

Une situation qui reste difficile

Malgré les conditions difficiles, la famille restait positive et Andrej et Mira étaient contents d’avoir retrouvé leurs enfants. Leurs deux filles aînées avaient prévu de suivre des cours de manucure-pédicure, afin de pouvoir trouver un emploi en ville. Il s’agit d’une formation très populaire en Ukraine, où beaucoup de salons de beauté sont créés. Après trois mois, il est déjà possible de trouver du travail.

Andrej gagne sa vie en tant qu’agriculteur. Il possède quelques moutons et cochons qu’il engraisse et vend. Mais ceci n’étant pas suffisant pour vivre, il est constamment à la recherche d’autres moyens pour gagner sa vie. Trouver un emploi fixe n’est pour le moment pas possible compte tenu de la crise que connaît le pays.

 

Source : Caritas International